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 Les Nouvelles Règles

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MessageSujet: Les Nouvelles Règles   Mar 20 Mai - 13:59



La journée était terrible. Un temps à ne pas mettre un chat dehors comme dirait le proverbe populaire. Depuis la vaste baie vitrée de son manoir, Umbriel s’en était assuré. Le Codex Noctis à la main, il psalmodiait une incantation oubliée, amoncelant nuages, vent, noirceur et tempête. Sa puissance magique avait empli les cieux, et un orage tonitruant faisait bruisser la forêt qui jouxtait la forteresse d’Onyx.
De là où il était, ses yeux qui ne cillaient jamais avaient une vue directe sur l’imposante Tour à l’extrémité du château. La Tour des Sorciers. Son domaine.

* Qu’est ce qui fait la différence entre un malotru de bas étage et un véritable sorcier maléfique, Umbriel ? C’est très simple, et tu le sais, n’est-ce pas ? Le style !*
Riant pour lui-même, il claqua le lourd grimoire entre ses mains, et le fit disparaitre, volatilisé dans la dimension personnelle du maitre des ténèbres.

Puis, se drapant d’ombres et de fumées, il se téléporta jusqu’à la tour…

Cet édifice antique, constitué de solides pierres taillées à la manière brute, soutenu par des poutres en métal renforcé par magie, abritait depuis de nombreuses générations tous les sorciers d’Onyx. La Tour en elle-même n’était que la partie principale de l’école de magie, qui s’étendait sur plusieurs bâtiments, dépendances, corridors, qui s’incrustaient dans la structure générale du château de l’Empereur. La Tour, prestigieuse, était devenu la résidence des magiciens les plus émérites, où ces derniers prenaient chacun un apprenti afin de l’éduquer personnellement.
Mais l’arrivée d’Umbriel avait changé tout ceci.
Depuis que le Dragonit avait reçu l’accord de l’Empereur Arthaer lui-même, il s’était aussitôt mis à la tâche. Délaissant son ouvrage au manoir de Sombrebois, abandonnant même temporairement l’implantation de son réseau de crime organisé, il avait personnellement modifié les choses à l’école de magie. Présenté comme le nouvel ArchiSorcier d’Onyx, il avait viré les autres sorciers de leurs appartements, les reléguant dans des résidences. Les apprentis avaient été arrachés à leurs maitres, et mis dans un dortoir en commun. Les salles de classes avaient été vidées. Puis, Umbriel était entré dans la tour…
Sa magie avait modifié les murs. Modifié les salles, modifié la structure même de la Tour. Et tandis qu’il modifiait l’architecture, il modifiait aussi la façon dont la magie serait dorénavant enseignée.

*Les symboles, Umbriel. Le style, tout le monde pense que ce n’est qu’une manière de frimer. Mais pourtant, c’est bien l’apparence, la symbolique, la SIGNIFICATION profonde des choses qui fait la magie. Être puissant est une chose. Être réellement effrayant, grâce à la puissance des symboles, offre un pouvoir que la magie seule ne peut pas offrir…*

Il y avait bien des sorciers qui s’étaient opposés à la marche vers le progrès instaurée par U.W. Maxwell, ArchiSorcier d’Onyx. Ces sorciers-là, le maitre des illusions les laissait mariner, s’énerver, jusqu’à ce qu’ils craquent et l’attaque publiquement. Dès lors, libre de se défendre, il les anéantissait. Les spectateurs étaient chargés, par la suite, de regarder les serviteurs nettoyer les morceaux. Bien sûr, Umbriel était ressorti parfois blessé de ces affrontements, parfois affaibli. Mais toujours victorieux.

D’abord le voyage en Argent.
Maintenant l’école de magie.

Sa réputation grandissait. Et avec les rumeurs qui circulaient sur lui, sur sa force, son autorité, son intelligence ; avec les rumeurs oui grandissait sa puissance.

L’école de magie avait donc été reformée. Les élèves du plus bas échelon étudiaient dans les dépendances liées à la Tour, auprès des Sorciers les plus médiocres. Ensuite, les Sorciers d’un peu plus haute puissance prenaient le relais, enseignant dans une classe commune au rez-de-chaussée de la tour. Puis, lorsqu’ils passaient le grade de véritables Apprentis, alors ils montaient l’escalier de la Tour, et arrivaient dans ce que petit à petit les gens avaient appris à nommer le cœur de la Tour.
Il n’y avait là, en vérité, que quelques rares élèves. Les sorciers, en fait, étaient assez rares : la classe qui constituait le cœur de la Tour était composée de seulement seize élèves.
La pièce était constituée de rangées de pupitres en amphithéâtre. Il y avait là vingt sièges, ce qui faisait que chaque élève avait largement la place de s’assoir, et les tables en elles même étaient immenses, séparant les étudiants d’au moins deux mètres. Chacun était libre de s’assoir où il le désirait, de se rapprocher ou de s’éloigner de qui il désirait.  Au centre du demi-cercle que les tables formaient, équidistant de toutes les places, se trouvait le cercle où l’enseignant se tenait pour dispenser ses leçons. Umbriel choisissait personnellement chaque Sorcier qui se voyait le droit d’enseigner au centre du cercle.
Derrière le cercle, sur une estrade, se trouvait le siège d’Umbriel lui-même. Le meuble en lui-même était simple, sombre, élégant. L’estrade n’était pas très haute, les élèves ayant à peine à lever les yeux pour pouvoir regarder l’ArchiSorcier. Mais la symbolique, elle, était puissante.

Un trône. Un trône pour celui qui dirigeait l’école de magie ; pour l’échelon en dessous du rôle d’Empereur. Umbriel connaissait la magie, la puissance des symboles. Et il savait qu’un trône était un symbole puissant, très puissant. Il en avait déjà fait l’amère expérience.

Les élèves se voyaient dispensés des cours communs, dans l’amphithéâtre, le plus souvent par un Sorcier désigné par Umbriel. Les Apprentis, une fois ces cours communs dispensés, retournaient étudier auprès de leur maitre, dans les appartements de ce dernier : la journée était ainsi décomposée en une matinée commune entre élèves et une après-midi dédiée à l’enseignement personnel du maitre.

« Moitié Sorciers d’Onyx, moitiés Maitre de votre Spécialité » avait déclaré Umbriel lors du discours qu’il avait prononcé à l’ouverture de la nouvelle école de magie.
Les plus privilégiés, pourtant, ne repartaient pas avec leur maitre. Ils restaient dans le Cœur de la Tour. Car c’étaient là les Apprentis qu’Umbriel avait pris à sa charge. Et aujourd’hui, il allait leur donner leur première leçon.



La foudre frappait dehors. Les fenêtres en ogives qui étaient censées éclairer le cœur de la Tour ne faisaient que montrer pluie et tempête déchainée. Les étudiants avaient dû arriver trempés, vivant tous à l’extérieur de la Tour, affrontant les éléments pour se rendre au réfectoire pour manger, puis repartant dans leur classe sous la pluie tonitruante. Dans la pièce on avait allumé quelques candélabres, des torches, et même un lustre impressionnant, mais rien ne semblait à même de dissiper les ténèbres qui se massaient au sommet de la Tour, proche des étages supérieurs où seuls les Sorciers confirmés avaient parfois le droit de se rendre, et des ombres qui obscurcissaient les recoins de la pièce.
Umbriel apparut simplement, jaillissant dans le cercle réservé à celui qui dispensait les leçons. La foudre frappa encore, mais il ne sembla pas s’en formaliser.  Ce n’était, en vérité, qu’un grondement continu, étouffé par les pierres de la Tour solide.

L’ArchiSorcier regarda ses élèves. La façon dont ils s’étaient placés, proches ou éloignés les uns des autres, tentant de se rapprocher de lui, ou non, les regards qu’ils s’échangeaient, tout ceci était une mine d’information pour lui.
Il les regarda, tous, un par un, lui qui les avait choisi, plantant son regard d’ambre sur eux.
Ses filles n’étaient pas là, mais il savait où elles se seraient trouvées. Il les avait envoyés sur une autre forme de leçon, sachant qu’elles connaissaient déjà les règles de Son Jeu.

Il y avait un peu à l’écart de tous un garçon aux cheveux aile de corbeau, aux yeux bleus, d’environs onze ans, qui avait montré des prédispositions impressionnantes pour la magie au sein de l’école. Son caractère ombrageux lui avait attiré de nombreux ennuis, mais son ambition plaisait à Umbriel. Il se nommait Dante, ou en tout cas, c’était le nom qu’il avait pris.
Cherchant à se montrer plus maitre  de lui-même et plus sympathique, au centre de la pièce, c’était installé un homme aux cheveux grisonnants, apparemment bien portant, et avec une barbe grise qui commençait à pousser. Cet homme, Umbriel l’avait découvert dans les montagnes. Il avait appris à pratiquer seul la magie, seule grâce à son talent, et avait une réserve de puissance plus impressionnante que celle de tous les autres élèves. Son principal défaut était sa gentillesse, mais la promesse d’une vie de luxe et de rêve dans le château, ainsi que d’un poste élevé, avait eu raison de ses réticences et l’avait fait accepter de venir dans cette classe. Le temps, et le Jeu, auraient tôt fait d’écraser sa nature bonhomme. Il répondait au nom de Tuvio.
Une adolescente sulfureuse, aux cheveux teintés en rouge par magie, se tenait d’un air négligé, pas très loin de Dante. Elle portait une robe noire rappelant celle des apprentis sorciers d’antan, mais qu’elle avait raccourci de manière à arborer fièrement sa poitrine digne d’une vénus et ses longues jambes pâles. Un maquillage complétait son visage, qui arborait une expression mutine quand elle regardait le maitre des lieux. Umbriel savait qu’elle comptait user de ses charmes, mais ce n’était pas ça qu’il avait remarqué chez cette étudiante : c’était plus sa faculté à manipuler la foudre, les illusions, et la télékinésie. Elle s’appelait Theresa, et portait mal son nom, aussi se renommait elle auprès de ses nouveaux amis Thay. Ça ne lui allait guère mieux, songea Umbriel.

Il y avait, évidemment, un peu à part, une petite fille aux cheveux noirs, la plus jeune de la salle, d’à peine six ou sept ans. La Princesse d’Onyx, fille de l’Empereur d’Arthaer, qu’Umbriel avait découvert par hasard, mais qu’il savait dotée d’un potentiel que les autres, dans cette classe, n’atteindraient sans doute jamais.  Alyce Arthaer était un cas à part, définitivement.


« Vous êtes mes Apprentis »
déclara Umbriel, rompant le silence. « J’attends de vous l’excellence. J’attends de vous que vous soyez meilleur que tous les autres. Plaisez-moi, et vous deviendrez des Sorciers puissants, craints, respectés, et proches de l’Empereur. Déplaisez-moi, et vous deviendrez des minables, des moins que rien, oubliés par la société. Ou bien vous resterez mes serviteurs, à vie.
Vous êtes mes Apprentis, et dorénavant, vous allez vous conformer à mes règles. La magie est importante pour moi, mais pas seulement. Seul importe le Pouvoir. La magie est un outil pour obtenir du Pouvoir, mais il en existe bien d’autres. »


A ces mots, la séduisante Thay gloussa un peu, arborant un sourire qu’elle estimait salace.

« C’est pourquoi j’instaure dès aujourd’hui le Jeu. Le Jeu déterminera qui sera le meilleur d’entre vous, et qui sera le moins bon. Vous serez toujours évalués. Je serais le juge.
Vous serez notés, gagnant et perdant des points. Lors du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de notre monde, je prendrais celui qui est le moins bien noté… Celui-là m’aura énormément déplu.
Et je prendrais celui qui est le mieux noté. Et celui-là m’aura énormément plu.

Le Jeu prend effet dès maintenant. Et voici ma première demande : montrez-moi ce que vous savez faire. Impressionnez moi. »

Un sourire s’étala sur le visage d’Umbriel, qui se tenait droit dans son cercle. Il tourna les talons de là où le professeur se tenait, et s’installa sur son siège, en hauteur. D’enseignant, il était devenu juge. Sur un geste de ses mains, les portes du Cœur de la Tour se refermèrent en claquant, isolant les Apprentis de l’extérieur. Il posa un de ses bras d’un air nonchalant sur l’accoudoir de son trône, et darda son regard d’ambre sur ses élèves.

Le Jeu avait commencé, et ça allait être follement amusant.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Mar 20 Mai - 19:24

- Vous parlez de la tour ?!?

Cette réponse m'avais suffit, pour me diriger en direction de cette fameuse tour. Cette tour, plusieurs personnes en parlaient. Certains disaient que la tour elle même portait malheur au gens qui pénétrait en son cœur et qu'il en revenait, si c'étais le cas, encore plus sombre qu'une éclipse. Certaines rumeurs, d'autres inventés banalement plus que d'autres, citaient que le diable lui même avait aider à la modification récente de la demeure depuis peu et qu'il veillait sur ces terres désormais sienne. Serte, cette théorie était accablante, elle offrait à certains des frissons à la simple idée de franchir son seuil pour découvrir le cœur, qui lui, n'avait presque aucunes références viables. Il m'était donc impossible de savoir à quoi m'attendre au cœur de cette cité, ou résidait certainement la personne que je recherchais.  Parmi ma longue quête pour y parvenir, de nombreux artisans et de faibles magiciens m'avais raconté leur passage à la frontière de la tour, ou résidait certains apprentis. Certain avait été chassé de leur demeure et sentait que l'atmosphère même de la tour avait changé depuis l'arriver d'un nouveau propriétaire. Ainsi, d'autres rumeurs avaient de nouveaux vus le jours et m'avait exciter encore plus à l'idée à pénétrer au noyau de cette tour. Que se sois le fils du diable, ou une divinité obscure quelconque désirant nuire à ce monde,  je sentais que cette tour allait m'en apprendre plus, autant sur moi même que les secrets de ce monde.

C'est ainsi que je repris ma réflexion alors que la pluie s’abattait sur mon corps entier. Rapidement je m'approchais de la tour malgré le vent, le torrent de pluie et sans compter le tonnerre qui déchirait le ciel. Personnes, ou presque, désirait sortir à cette température, mais ce soir, des rumeurs parcourait la cité. Apparemment, la tour des apprentis reprenait ces fonctions et ce torrent n'était pas l'oeuvre de dame nature et donnait un avent goût de la soirée qu'allait passer les invités à l'intérieur de la tour centrale. À cette idée, je ne pût m'empêcher de sourire alors que moi même, j'avais reçu une certaine invitation indirectement. À cette journée de chaleur, où j'avais rencontrer un certain Umbriel, je passais à un temps qui désirait simplement vous faire partir au vent pour vous écraser sur un mur de pierre, vous brisant simplement la nuque dans un sons que personne ne percevrait, même si vous tenteriez de criez en mourant lentement sous cette orage.

Malgré le froid me rongeant les os, je repris ma marche en direction du château en m'agrippant à certains objets bien lourd pour m'assurer que le vent ne m'emporte pas. Tranquillement, en avancent discrètement parmi les ombres qui pouvait révéler des dangers mortels, j'approchais de mon but, la connaisance.


Après une dizaines de minutes, où j'avais dû me confondre à l'ombre pour passer inaperçu, où j'avais même eux besoin d'opter pour ma vision de dragonits pour percer les ombres implacables du château, je fût finalement arriver au bas de cette tour. D'ici, elle avait l'air encore plus gigantesque et effroyable. Je ne pût m'empêcher de siffler d'admiration malgré le vent qui emporta le sons. Je me contenta de mettre ma main sur un mur et de faire un cour tour de la tour gigantesque en admirant la façade de se bâtiment. Il n'y avait là que quelques portes, et la porte principale n'allait certainement pas s'offrir à moi sans épreuves, ou même demande d'identité. Après un cour moment d'hésitation je me contenta de traverser simplement le mur de façon incognitto . Sans trop d'effort, je traversa celui-ci et je me retrouva dans le recoin obscure d'une classe clairement mal illuminer. Cette classe enseignait des matières banals comme le contrôle minimale de certains éléments. Malgré le fait que je trouvais que la matière était trop basse, je ne pût m'empêcher de tenter d'expérimenter un élément que je ne maîtrisais pas tels que la pluie ou simplement la terre. Malgré mes efforts de concentrations, je ne pût les maîtrisés et je m’éclipsa dans un grognement en direction des escaliers pour l'étages supérieur.

Alors que je montais les escaliers, je percevais des parcours de discours. Je garda ma vision de dragonits tout en montant les escalier, de plus en plus vite en m’apercevant que je reconnaissais cette voix qui semblait beaucoup plus enthousiasmée que la dernière fois. C'étais un discours qui résonnait dans les murs de la tour indestructible pour un humain et un sorcier banal. Après un long moment à monter ces marches qui me semblait interminable, j'ouvris finalement la porte qui perça les ténèbres de l'escalier. Malgré l'excitation qui montait en moi j'ouvris la porte le plus subtilement possible dans un sons presque imperceptible et j'entendis d'une voix forte et excitée:

-Le Jeu prend effet dès maintenant. Et voici ma première demande : montrez-moi ce que vous savez faire. Impressionnez moi.

Je referma tranquillement la porte derrière moi et je ne pût m'empêcher de sourire à l'idée de jouer à un tels jeu. Après un moment je ferma ma vision de dragonits alors que l'intérieur était faiblement éclairer et je regarda, les quelques personnes dans la salle alors que le seigneur du château prit possession sur son trône pour nous regarder. Après un moment à regarder celui ci s'élever et admirer ce trône, je me concentra sur les autres personne de la pièces qui n'avaient pas bougés depuis. L'un deux ce gratta l'oreille, peut-être pour m'indiquer qu'il avait sentit ma présence. Je reporta mon attention sur chacun d'eux pour tenter d'en savoir un minimum sur mes adversaires dans ce jeux. Un sourire éclaira mon visage alors que je vit deux gamins, assez jeune, qui possédaient probablement plusieurs pouvoirs à ne pas sous estimer, mais qui étaient tout de même très jeune. L'un d'entre eux était un gamins alors que l'autres était une petite fille.  Après les avoir observés pendant un moment je porta mon attention sur la dame, qui elle, me fit déglutir et stoppa net mon rictus. Elle était d'une beauté qui pourrait m'être mortel, tout simplement attirante, avec ces formes pouvant faire rêver un homme, et même un demi-homme comme moi. Ces cheveux s'alliant avec perfection avec cette robe qui ne pouvais faire ressortir d’avantages des atouts qui...

Non ! Je me contenta de reporter mon attention ailleurs pour ne pas dévier le but de ma mission au départ, changer la tournure de mes plans pour une seule femme serait l'erreur la plus banale de ma vie. Après un moment de silence et de ricanement de cette beauté je me contenta de croiser les bras et d'attendre, attendre qu'ils s'entre tuent sans même prendre conscience que j'allais achever le dernier survivant, pour prendre sa place ainsi que tout ces mérites. Car oui, généralement les humains marchent ainsi.

Mais bon... Malgré le rictus intérieur qui remontait sur mon visage je garda une pointe de sérieux en observant le moindre mouvement de chacun d'entre eux, en participant au combat quand mon heure serait venu. Cette heure, n'allait pas tarder car on pouvait sentir la grande pression monter dans la salle, ou désormais chacun d'entre nous s'envoyais des regards de crainte, de désir concernant la victoire, ou même de soutien pour abattre le premier qui attaquerait l'un d'entre nous.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Mer 4 Juin - 13:06

Alyce avait changé. Non, pas physiquement bien sur, elle avait toujours ses six petites années -bientôt sept d'ailleurs, et même que son père avait promis d'organiser une fête pour célébrer cet anniversaire, ainsi que celui de son frère. En fait, le changement avait opéré en elle. La petite fille se sentait bien différente de celle qu'elle était il y a encore quelques mois... depuis sa rencontre avec le grand Umbriel, en fait. Voir ses deux filles si particulières, l'une pyromane, celle qui avait l'âge d'Alyce, et l'autre, l'ainée, qui possédait une soeur jumelle déjà morte... mais pourtant vivante.
Une idée avait germé dans l'esprit de la fillette, doucement mais sûrement ; à l'image de Wendy et de sa soeur fantôme, Alyce ne pouvait-elle pas faire revenir sa mère d'entre les morts ? Et tant pis si ce n'est qu'un esprit flottant comme Abigaëlle, du moment qu'elle était là, aux cotés de la fillette, elle qui était délaissée depuis que son frère avait été choisi comme héritier du trône.
En parallèle de ces songes plus ou moins blancs, Alyce avait vu la tour de magie se transformer, aussi bien de l'exterieur que de l'interieur. Bon, pour l'interieur, elle ne l'avait pas vu, mais elle en était sûre. N'avait elle pas entendu le grand Umbriel parler de grands changements ?
De jour en jour, elle avait vu cette tour agrandir, jusqu'à n'en plus voir le sommet qui s'était perdu entre les nuages noirs recouvrants les cieux du chateau, elle avait vu les murs changer de formes et de couleur, elle avait vu d'autres petites tourelles se créer et compléter cette tour.
La petite princesse était bien curieuse de voir l'intérieur de tout cela, la finalité à son comble...

Et puis finalement, le jour vint.

Un jour spécial pour elle. Le jour où son apprentissage allait débuter. Il n'était plus question pour elle de s'attarder dans des enfantillages, telles que jouer à la poupée ou à cache cache. Elle devait à présent s'élever dans son apprentissage. On ne la voyait plus s'amuser à présent. Au contraire, elle avait passé ses journées à regarder les changements qui s'opérait à l'exterieur, depuis sa grande fenêtre.
Lorsqu'on vint la chercher, la petite fille était déjà prête. Bien sagement assise sur son lit, elle s'était habillée d'une simple robe bleue nuit, ce qui contrastait avec son regard d'azur, et, mention spéciale, ne portait aucun ruban, aucun noeud-noeud ni froufrou. Son doudou avait été mis de coté, couché sur un oreiller. Il était hors de question qu'elle le prenne avec elle cette fois.
Alyce n'était plus une enfant à présent.
On la força à se vétir d'un vêtement spécial pour la pluie, dans le but de protéger sa jolie robe de la pluie et de la boue. Elle arriva finalement sur le lieu de rendez-vous, poussant la porte en même temps qu'un éclair retentissait.
Discrètement, elle s'était assise à une table isolée... de toute façon, toutes les tables étaient isolées, en vu du peu d'élèves présents. En silence elle avait écouté le discours de son nouveau maitre de magie. Et en silence elle regardait ensuite autour d'elle qui lancerait la première attaque. Ses yeux se promenait, scrutant, guettant le premier signe qui lancerait l'offensive.

Et puis soudainement, la robe de la jeune fille aguicheuse prit feu.

Le jeu venait de commencer.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Jeu 5 Juin - 10:18

Le premier sang, le premier feu. Umbriel arbora un sourire narquois d’entre ses lèvres. Des dents pointues firent fugitivement leur apparition.



Thay, la jeune fille aux cheveux flamboyants et à la poitrine arrogante ne poussa même pas un cri : efficace, concentrée, révélant une partie de sa personnalité jusqu’ici invisible, elle concentra immédiatement son pouvoir. Sa robe carbonisée fut soudain compressée dans un étau de puissance mentale : les flammes, séparée de combustible, continuèrent de bruler dans les airs.
Même le plus blasé des magiciens de la pièce aurait été surpris de voir ça : ces flammes-là, apparemment, pouvaient continuer de bruler dans le vide. La jeune fille, préférant ne pas montrer son trouble, supprima rapidement sa force de vide, et jeta les flammèches sur le sol, où elles continuèrent à danser sur le marbre, au mépris de toutes les lois de la physique.

« Qui a fait ça ? » demanda-t-elle avec un sourire qui n’augurait rien de bon.
« Ça doit être notre nouvel arrivant", déclara, avec un grand sourire, le bon bonhomme au centre de la pièce, qui le premier avait remarqué l’apparition de Lutso ».
Umbriel ne tourna pas la tête, mais déclara.
« Il fait partie du Jeu lui aussi. »

Il n’en fallait pas plus pour déchainer la violence : aussitôt,  des éclairs se mirent à jaillir, flamboyant, des yeux de la jeune fille. La foudre, prenant la forme d’un terrible dragon, s’élança à toute allure vers le nouvel apprenti qui venait de s’incruster. L’esquivant habilement par une manœuvre ou une autre, le dragon s’écrasa contre la porte, lassant une immense marque en forme d’explosion violente.
C’est à ce moment-là que le garçon aux cheveux noirs de corbeau leva les mains. Aussitôt, une neige dense se mit à tomber dans la pièce, faisant violemment chuter la température. Une couche de glace recouvrit l’intégralité des meubles, du sol, du plafond. Des mains de Dante s’élevait une brume argentée, synonyme de froid parfait, total. Il se tourna vers la jeune et splendide Thay et fit une courbette sarcastique
« Ma Dame, dit-il, daignez que j’attrape ce filou pour vous ».
Elle ne répondit rien, mais lui adressa son plus beau sourire.
Passant par-dessus la table, il se plaça au centre de la pièce, nonchalant comme seul savent l’être les adolescents.

Pendant ce temps, Tuvio, le plus âgé de tous, s’était simplement installé plus confortablement sur sa chaise. Malgré sa position très exposée, flammes et foudres semblaient l’avoir évité par le plus grand des hasards. Quant au froid, il ne semblait pas le gêner, et un œil avertit aurait alors remarqué la fine couche presque invisible, transparente, sur laquelle glissaient les flocons de neige, le verglas, et les fumerolles de froid. Un petit sourire satisfait dansait sur ses lèvres.
Dehors, la foudre continuait son manège. Le vent soufflait ardemment, l’orage hurlait de tout son saoul. Les élèves ne le savaient pas, mais par les fenêtres en ogive de la Tour, chacun, dehors, pouvait voir les éclats de lumière qui en jaillissaient, chacun entendait le déluge de magie qui frappait à l’intérieur du saint des saints des Sorciers d’Onyx. Les apprentis se mirent à se faire moins attentifs aux leçons rébarbatives de leur maitre Sorcier, rêvant d’eux aussi avoir le droit d’étudier dans le Cœur de la Tour, d’avoir le droit de déchainer les éléments. Les Sorciers, vieux et rancuniers, mais également lâches et vils, resserraient leurs robes et affermissaient leur prise sur leur bâton, conscient que leur pouvoir, leur position, leur privilèges, étaient menacés.

Et dans la ville, qui pouvait voir la Tour haute et inquiétante sur le bord de la Forteresse d’Onyx, toute la populace, par ses fenêtres que la pluie et le vent faisaient grincer, pouvait admirer les éclairs de magie qui fusaient de l’Académie de Sorcellerie. La rumeur, déjà grandissante, devenait petit à petit aussi importante qu’un fleuve : si déjà simplement à l’exercice, à l’entrainement, les sorciers pouvaient modifier le climat et faire frapper foudre feu et tempête, que seraient-ils sur le champ de bataille ? Que se passerait-il si l’Empereur les envoyait mater une révolte, ou bien restaurer l’ordre en ville ?

Les nobliaux du château aussi regardaient la Tour. Ils y voyaient là une menace, quelque chose qui venait attaquer leur propre pouvoir. Si les Sorciers désiraient se mêler de politique, il allait falloir trouver de meilleurs assassins capables de vaincre la magie, trouver de meilleurs moyens de discréditer quelqu’un qui pouvait faire pencher le cours d’une bataille.


Les enfants pleuraient, en ce crépuscule de cauchemars. Les nourrissons hurlaient, effrayés par les éléments. Et les adultes chuchotaient entre eux, craignant pour l’avenir.

Tandis qu’au Cœur de la Tour, insouciant de tout ceci, les enfants, les apprentis, eux, luttaient pour leur avenir, pour déterminer qui d’entre eux gagnerait le Jeu.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Lun 16 Juin - 3:01

-Hey bien... Elle est en feu cette jeune fille...

Je ne pût m'empêcher de lâcher un ricanement suite à cette remarque qui était facile, voir trop basique mais qui me fît tout de même pendant un moment perdre l'attention sur le cour des événements qui ne tarda pas à changer complètement le tournant de la situation jusqu'à devenir le moindrement dangereux pour moi. Après avoir à peine eu le temps de rire de cette blague ignoble un dragon de foudre s’élança, et oui, car face à cette stupeur on pouvais voir le dragon de foudre s'élancer, voir même rougir sous le sons de la foudre intense que chacun de nous pouvions percevoir à l'extérieur. Malgré le fait que celui ci me donna un léger frisson je me balança sur le coter pour l'esquiver et pendant un cour moment je me mis intangible pour éviter ces éclats de foudre qui m'aurais atteint en s'écrasant violemment sur la porte. Après quelques instant je me tourna et je regarda l'endroit du crash en étant satisfais d'avoir sauter à temps.

Malgré la situation, je poussa un long soupire et je ne pût m'empêcher de sourire alors que je remarquas que soudainement la température avait chuter et qu'il tombait une neige dense. Certe, je croyais que la réunion allait être intense, mais de là tenter de nous faire attraper un rhume, a situation devenais de plus en plus sérieuse. Sans trop me soucier du froid, car de base mes écailles me protégeaient à un température raisonnable, je me leva et j'épousseta mes vêtements. Je regarda par la suite la tournure des événements alors que nombres d'éclairs et de boule de feu traversa mon corps pour continuer leur voie. Mon regard pendant un instant s'attarda sur un homme qui, depuis le début de l'épreuve, n'avait pas bouger et souriait innocemment comme s'il regardait un spectacle.

Sans trop me soucier de cet homme, je me contenta de m’avancer à mon tour au centre de la pièce en jetant des regards par ci et par là. Rendu à la destination, je frotta mes mains ensemble pour ensuite tendre la main droite au plafonds. Pendant un moment, je sentis les regards tomber sur moi et je tandis mon autre main en direction de jolie dame, la robe toujours brûlante. De ma main droite apparu soudainement de la glace qui était facile à créer vu les conditions et de ma main gauche, du feu sembla être attirer de la robe de la demoiselle d'une beautée éclatante jusqu'à ma paume. Après un moment à me mordre les lèvres j'agita les deux éléments dans mes mains et je me tourna en direction de adolescent en souriant.

-Alors, tu crois que cette simple neige pourra nous faire attraper ce ''filou'' ? Il faut croire que ton organisme est bien faible...

Je lui lança un sourire mêler de défis et de rigolade pour ensuite m'élancer vers lui en lui balançant flammes, glaces, sous toute les formes physique possible. Malgré tout, celui ci les esquiva avec aisance et lorsque je fût suffisamment près de lui je lui balança en même temps un dernier pic de glace suivis par une boule de feu. Malgré la magie qui régnais, le feu en plus grande quantité fondit la glace et dans un nuage de vapeur de l'eau bouillante éclaboussa le visage du jeune ados qui poussa un grognement en se frottant le visage.

Dans un élan de supériorité je regarda ma main devant mes yeux et confient je souffla sur celle-ci pour tenter d'éteindre les dernières miettes de feu qui tentait d'attaquer ma peau. Contrairement à l'effet voulu, le feu se rallumer et je sentis le feu attaquer ma peau en m'offrant une sensation de brûlure légère. D'un seul coup mes yeux devinrent grand ouvert et je m’élanca en courant vers l’adolescent pour ensuite  le frapper et directement au visage alors qui tentait de se débarrasser de l'eau bouillante restante.

Satisfait du résultat, je plaça ma main dans la faible neige s'accumulant sur le sol et je me releva, toujours avec un sourire à la fois joueur et  supérieur.


Dernière édition par Lutso le Lun 16 Juin - 18:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Lun 16 Juin - 15:35

Des éclairs jaillissait de partout, sous les yeux de la petite Alyce, qui ne savait trop quoi faire, ne serait-ce que pour échapper à tout ceci. De façon hasardeuse, la petite princesse alla se cacher sous une table en attendant de savoir ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Dans le fond elle se savait même pas à quoi tout cela servait, tout ce qu'elle voyait, c'était une espèce de scène de théâtre ou tout le monde faisait un peu n'importe quoi, chacun se concentrant sur une personne en particulier et non sur tout le groupe en lui même. Au loin elle voyait deux jeunes qui se battaient même à mains nues, oubliant jusqu'au concept du "cours", quelle absurdité !
Soudain, quelque chose lui agrippa les pieds et la tira en arrière, traçant derrière elle un petit chemin dans la neige artificielle ; c'était la jeune fille un peu allumeuse, qui l'avait repérée en train de se cacher sous une table. Dans un "vient par là toi !" Elle souleva Alyce par le pied, l'obligeant à avoir la tête en bas, et à maintenir le bas de sa robe pour qu'on se voit pas sa petite culotte. Dans un geste désespéré, Alyce lui donna un bon coup de pied dans l'oeil, la forçant à la lâcher.  
Et pendant qu'elle retomba sur la liste, la petite impératrice fit de cette vapeur d'eau brûlante qu'avait fait apparaître on ne sait qui, une sorte de cage de glace pour la demoiselle. Quand bien même elle savait créer le feu, elle savait aussi retirer la source de chaleur de quelque chose, jusqu'à le rendre glacial, et ce fut le cas ici. La jeune femme se retrouvait à présent piégée dans la glace, et piégée dans le temps, étant comme cryogénisée dans cette prison de froid.
Bon, elle, son compte était réglé. La petite fille lui asséna quand un même un coup de pied purement enfantin, petite vengeance personnelle de la gamine.

Alyce se retourna vivement, au cas où quelqu'un d'autre voudrait la prendre en traître comme l'autre qui à présent était plongée dans un sommeil éternel gelé, et scruta les environs. Là bas les deux qui se battent, là bas le maître Umbriel qui observait tranquillement les environs, et là... tient, il faisait quoi lui ?
Elle avait vu un espèce de petit bonhomme bon vivant comme on dit pour rester politiquement correct, qui s'était contenté de rester assis et d'observer la scène, tel un pigeon qui regardait les gens passer. Auprès de lui, on pouvait voir les nuages de vapeur se mouvoir telle le corps d'une femme qui effectuait une danse sensuelle. La nouvelle forme de cette vapeur avança ses bras grisonnant vers le petit bonhomme assis derrière sa tête. Et, alors que des sortes de mains de fumée allèrent se refermer le cou gras du bonhomme, on entendit quelqu'un frapper dans ses mains ainsi que des bruits de pas. Et dans un petit geste de la tête -et au même moment la femme de vapeur s'évapora dans les air - Alyce aperçut Umbriel qui s'était rapproché un peu, se replaçant ainsi au centre de la pièce, prêt à prendre la parole, les bras levés au ciel.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Jeu 26 Juin - 9:36

La bataille dégénérait. D’un côté, les deux jeunes garçons, tels des coqs, se battaient l’un contre l’autre d’abord à l’aide de la magie, puis carrément à l’aide de leurs poings. Le direct de Lutso frappa violemment la mâchoire du jeune Dante, l’envoyant valser, mais le Dragonit avait ses propres problèmes : que ce soit la neige, le froid, ou l’eau, rien ne semblait décidé à arrêter les flammes éternelles qui lui consumaient la main : quelques minutes encore et il ne resterait de ses doigts qu’un appendice fumant et calciné… Sans parler du fait qu’elles risquaient de se propager au reste de son bras…

De son côté, la petite Alyce combattait avec la furie et le manque de coordination et dignité propre à son âge. Attrapée par la peste/pute aux cheveux rouges, elle se dégagea par un coup de pieds pas très gracieux et tomba en tas sur le sol. Néanmoins, sa tactique de congélation semblait avoir plutôt bien fonctionné, même si le regard attentif aurait remarqué que la glace commençait déjà à se craqueler. Une force puissante, invisible, commençait à la détruire de l’intérieur : Thay était loin d’être morte…

Néanmoins, il ne fut pas possible de suivre la suite de ce combat, pas plus qu’il ne fut possible pour Alyce de mettre en œuvre son attaque délicate contre le vieux et gros magicien. En effet, Umbriel, lentement, était descendu de son trône, et conscient qu’au moins trois sur cinq de ses apprentis ne l’avaient pas encore remarqué, il tendit les bras de part et d’autre de loin, faisant jaillir du néant le Codex Noctis.

Une puissante magie emplis immédiatement la tour. Des flammèches verdâtres apparurent sous les bureaux, les tables, les chaises, centrées en un cercle magique de puissance sur la position du maitre Sorcier d’Onyx. Ses lèvres prononcèrent quelques simples paroles ésotériques, gorgées néanmoins de puissance :

« Disperso Noctis Ethaerno Terra Sombra ! »
Il y eut un souffle d’air, et des bras de ténèbres jaillirent de toute part. En un clignement d’œil, ils avaient aspiré la neige, aspiré la fumée, rongé les flammes sur le bras de Lutso, fait disparaitre toute forme de magie. C’est à ce moment-là que Thay, usant de sa télékinésie, brisa le cocon de glace qui l’emprisonnait, et elle eut raison de le faire : nul doute que les ombres auraient emporté le morceau de glace, avec elle dedans.

La tour redevint silencieuse, Umbriel Maxwell ayant capté l’attention et mis fin aux hostilités. Resserrant sa veste, rajustant un peu ses boutons de manchette, il laissa à ses étudiants le loisir de contempler le Codex Noctis.
Le livre était étrange. Déjà, il n’était pas très épais, bien moins gros que la plupart des volumes de magie. Il n’avait aucun dessin, aucun titre sur sa couverture : ce n’était qu’un emballage d’une couleur grisâtre laide sans aucun signe distinctif. Malgré cette apparente banalité, pourtant, il était évident que le livre absorbait la lumière. Autre signe légèrement ennuyant : ses pages se tournaient toute seule, et passé les vingt premières il devenait évident que la taille du livre ne permettait pas de contenir un aussi grand nombre de feuilles. Pourtant, elles continuaient de défiler, lentement, dans les airs, dispensant un savoir qui semblait au final presque infini. Aussi infini que toute la rouerie, la cruauté et la violence des êtres humains.

Prenant ses deux mains, le Maitre Sorcier d’Onyx claqua le livre, et le fit disparaitre dans un nuage de fumée, le renvoyant là d’où il était venu. Il n’ajouta pas d’explications, comme à son habitude, mais claqua sa langue fourchue d’un air très agacé.

« Vous me décevez beaucoup, pour la plupart. » Commença t il.
La jeune fille aux cheveux rouges était en train d’essorer ses cheveux pleins de glace, et cessa son mouvement. L’adolescent, lui, arrêta de soigner discrètement ses blessures, pour se concentrer sur le maitre. Même le vieux magicien au gros ventre, pourtant d’ordinaire blasé, sembla s’agiter, un peu mal à l’aise.

« Je vous demande de m’impressionner et votre première impulsion est de vous sauter dessus les uns sur les autres, sans réflexion, simplement en utilisant votre magie à qui mieux mieux. Vous ne vous êtes même pas aperçus, toi, toi et toi » et il désigna à tour de rôle Thay, Lutso et Dante « que vous aviez été manipulés dès le début. Tsss… »
Sa phrase resta en suspens, dans un silence de mort.
« Vous n’êtes pas là pour vous entretuer. Ce genre de pratique est certes très en vogue chez les barbares, mais nous sommes d’Onyx. Nous sommes subtils. Nous sommes rusés. Nous sommes forts. Le Pouvoir, je vous l’ais dis, n’a rien à voir avec la Magie. La Magie est un outil, ni plus, ni moins. Elle est et fera ce que VOUS êtes. J’attends beaucoup plus de vous que des tours de passe passe et des évocations plus ou moins réussies » et le regard d’ambre du Lord Sorcier se posa sur Lutso.

« J’espère que vous aurez retenu la leçon. Ah, une dernière chose : je suis le seul ici à pouvoir décider de la vie ou de la mort d’un de mes apprentis, donc si l’un d’entre vous se prenait à tuer l’un des autres étudiants… je lui réserverais le sort que je réserve à ceux qui veulent prendre ma place… »
Le souvenir d’un des précédents sorciers qui avaient affronté Umbriel revint à l’esprit de la plupart des étudiants. Les servantes du château avaient mis plusieurs heures à enlever le sang et la chair des murs de la salle d’audience, où les deux hommes s’étaient affrontés…

« Voici le classement d’aujourd’hui. Il restera affiché ici, et changera, de temps en temps. Vous pourrez le consulter quand vous vous voudrez : cette salle vous est accessible même quand je ne suis pas là. Si vous voulez me voir moi, cherchez-moi.
Et n’ayez aucun doute sur un point : je vois ce que vous faites. Je vois TOUT ce que vous faites, maintenant. »

Tandis que parlait Umbriel, des lettres légèrement brillantes apparurent sous le trône, inscrites à l’aide de flammes. Elles indiquaient le classement suivant :
1 : Tuvio
2 : Wendy
3 : Alyce
4 : Thay
5 : Willow
6 : Dante
7 : Lutso

« Je vous contacterais quand je voudrais vous revoir. Je vous conseille de vous entrainer, et de faire quelque chose d’utile, pendant que je ne suis pas là. »
Puis, se drapant comme d’une cape dans les ténèbres et les ombres, le maitre sorcier d’Onyx, Umbriel W. Maxwell, disparut, retournant dans sa demeure loin de la Tour de Sorcellerie.

Les étudiants, néanmoins, lorsqu’ils jetaient un coup d’œil vers le siège réservé à l’ArchSorcier d’Onyx, sentaient encore son regard d’or en fusion se poser sur eux, et il ne faisait aucun doute que tout ce qu’il avait dit était absolument, entièrement vrai.

Il les surveillait. Et il punirait, ou récompenserait.
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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Ven 27 Juin - 4:09

Je continuais de regarde le feu brûler sur ma main alors que peu à peu celle ci attaquait de plus en plus ma peau qui n'était pas faite pour résister si longtemps et je m’apprêta à simplement me mettre intangible pour régler se problème alors que d'un seul coup l’ambiance de la pièce changea dramatiquement. Ont pouvait même sentir l'air qui avait changer et en un seul clin d’œil de ma part des mains jaillissant des ténèbres saisirent toutes forment de magie dans la pièce qui se volatilisa où aucun des élèves ici présent ne doutait l'existence. Après ce court instant je regarda ma main ainsi que le terrain qui était presque revenu à son état d'origine. Je ne pût m'empêcher de déglutir difficile et je me retourna lentement vers l'hôte qui fessait son entré. Après un instant celui-ci fit disparaître le bouquin qu'il avait fait apparition plus tôt et il prit la parole.

-« Vous me décevez beaucoup, pour la plupart. »

Je le regarda en plissant le sourcil, sans trop savoir pourquoi nous l'avions déçu, après tout ce n'était pas lui qui avait demander à être impressionner, à voir la minime parcelle de magie que nous pouvions créer à partir de nos bases distinctes ? Je déglutis de nouveau en continuant de le regarder, sans toutefois ne pas manquer à regarder la réactions des autres pour me confirmer la graviter de la situation.

Après un instant, il continua là où il nous avait laisser sur nos faims en me pointant ainsi que deux autres personnes en nous accusant d'avoir été manipuler stupidement depuis le début. Malgré moi, je contenta de croiser les bras en signe d'interrogation et j'attendis la suite de son discours que chacun de nous attendaient avec impatience, et que d'autres craignaient. Dans mon cas, je ne savais pas trop où me classer mais je me tut en écoutant la suite du discours. Je plissa d'avantage les yeux en tentant de comprendre se qu'il cachait derrière ces phrases remplis de sens et j'écouta attentivement la suite.

-J’attends beaucoup plus de vous que des tours de passe passe et des évocations plus ou moins réussies

Une soudaine colère monta en moi et pour confirmer le fait qu'il visait le millième de mes capacités il me regarda pendant un instant de son regard d'ambre, indéchiffrable mais pesant. Malgré cette colère qui me grugeait de l'intérieur je me contenta de prendre de grande respiration, certaines plus profondes pour tenter de garder mon calme en me mordant la lèvre inférieur. Malgré cette démangeaison intérieur je continua d'écouter attentivement son discours,  en sous entendant les conséquences de la mort d'un de ces apprentis. En continuant de prendre de grosse respiration je laissa mais bras dans le vide, en ne sachant quoi penser de cette affirmation sachant que j'aurais tué un gamin que je n'appréciais tout simplement pas. Pour une dernière fois, avent de faire sa disparition théâtrale, des lettres apparurent sous le trône mais je n'y pretta pas le moindre attention alors qu'il citait l’ordre ''du Jeux''. L'archi sorcier conclu en disant de ne pas perdre notre temps, ou plutôt de faire quelque chose d'utile. Je plissa de nouveau les sourcils lors de son départ et je me contenta de regarder les résultats d'aujourd'hui, à la fois éberlué, et enrager.

Je serra les poings à une telle force que chaque jointures craqua sous l'impact tout en continuant de fulminer sur place alors que je regardais le classement. Mon regard tomba sur le premier, Tuvio, qui n'avait à peine bouger un doigts depuis que j'étais entré dans la salle, alors je m'imaginais qu'il ne devait rien faire d’avantage avent mon entré. Je tourna mon regard pétillant de flamme en sa direction, alors qu'il semblait à la fois indifférent et fier de son coup. Bouillant de l'intérieur, je me dirigea au centre de la pièce où se situait encore certains chaises. D'une main furieuse j'agrippa l'une d'elle et je m'assis dessus soudainement, en m'autorisant à prendre la parole à voix haute.

-Alors ! Le maître ici présent voulait être impressionner, c'est pour cela qu'il a placer au sommet de la liste l'un des seuls qui n'a rien fait, suivis de prêt par une gamine qui devrait faire la sieste à cette heure. Vous parlez d'une impression !

Toujours furieux, je balança la chaise à bout de bras en direction du mur et juste au moment de l'impact je tandis la mains, arrêtant soudainement la chaise et en la replaçant tranquillement à mes pieds, je continua de prendre de grande respiration et je repris la chaise d'une main, en m'approchant de la jeune fille que j'avais citer plus haut. Rendu près d'elle je me contenta d'installer tranquillement la chaise à ces cotés pour ensuite la regarder un moment dans les yeux en me mordant la lèvre. Par la suite, je lui chuchota :

-Milles excuses demoiselles.

Pour lui démontrer une certaine cohérence dans mes paroles je lui fis une petite révérence pour me pardonner et je me contenta de partir en direction du mur du fond, là où je croyais rassembler un maximum d'obscuriter pour être en paix avec moi même, ou plutôt mes moi-mêmes. Je m'adossa au mur du fond et je remarqua que la plupart des regards étaient toujours braquer sur moi. Je poussa un long soupir de soulagement et je dis de nouveau à voix haute.

-Reprenez là où vous en étiez, je vous pris, ou tournez vous les pouces utilement.

De quelques gestes de la mains je rassembla l'obscuriter à mes cotés et je me contenta de dresser un mur solide d'ombre devant moi pour stopper tout regards et être seul avec la noirceur. Malgré cet ombre, je repensa aux paroles que notre maître nous avais déclarer, disant qu'il entendait tout et qu'il voyait tout. Je regarda le mur à mes cotés qui était vide, en me disant bien qu'il manquerait bien une personne à mes cotés pour m'aider et évoluer dans cette situation plutôt négligeable. Pendant un instant, je continua de fixer la place vide en repensant à la petite fille, en me mordant la lèvre inférieur, mal à l'aise. Par la suite, je retourna mon regard en direction du mur d'ombre devant moi et je dis  d'une voix que seul moi et le maître d'ombre pourrait entendre :

- Le jeu devient beaucoup plus intéressent , j'aurais  dû être beaucoup plus sur mes gardes...

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MessageSujet: Re: Les Nouvelles Règles   Jeu 7 Aoû - 9:05

Alyce fixait le maitre sorcier de ses yeux bleus d'océan innocents. En son for intérieur, elle était bien contente de ne pas faire parti des trois guignols qui s'étaient fait manipulés, désignés quelques instants plus tôt par le doigt crochu d'Umbriel, qui se tenait au centre de la pièce. Bon, à vrai dire, elle n'avait pas non plus fait grand chose, à part éviter de se faire malmener... Et d'ailleurs, où était la greluche en rouge ?
La petite fille promena son regard dans la pièce à la recherche de la jeune femme. Et elle la trouva rapidement; celle-ci se tenait à quelques mètres à peine, et semblait furieuse. On pourrait presque apercevoir de la fumée s'échapper de ses oreilles et de son nez en fait, et son regard, dirigé vers la fillette, n'inspirait que l'idée de vengeance. Oh, après tout, elle pouvait bien essayer, mais elle ne savait pas encore qu'Alyce était intouchable de part son sang royal qui lui assurait protection -surtout quand on a un père qui se nomme Sennar et qui cède à tous les caprices de sa fifille adorée, et parce que Umbriel lui même interdisait le crime ultime.
Quittant la jeune femme des yeux -après tout ce n'était pas son problème si madame n'acceptait pas la défaite- Alyce leva son regard vers la liste qu'avait fait apparaître l'archi sorcier sur laquelle étaient inscrits le nom de toutes les élèves ici présents, ainsi que ceux de ses deux filles. La présence de ces deux noms fut la raison pour laquelle la petite fille avait haussé ses sourcils noirs.  Elle n'avait même pas remarqué leur présence ! Mais à quoi bon se mettre à les chercher, si elles s'étaient dissimulées jusqu'à maintenant, il n'y avait pas de raisons de se montrer maintenant.
L'attention de la petite princesse fut reporté sur l'un des jeunes apprentis, celui qui s'était placé au centre de la pièce et qui pestait ouvertement contre le résultat qui visiblement n'était pas à la hauteur de ses espérances. En même temps, quand on finit bon dernier... Quelle prétention.
Toutefois, l'orgueil d'Alyce fut piqué à vif lorsque le garçon parla d'elle en tant que "gamine qui devrait faire la sieste à cette heure", et c'était ce même orgueil qui la poussait à simplement émettre un petit reniflement dédaigneux lorsqu'il s'excusa. Alors quoi, franchement, elle était princesse ou elle pas une princesse ?!
Malgré ce petit air digne d'une diva qui lui était venu d'instinct -remercions les nourrices qui lui ont bien fais comprendre ô combien elle était importante pour ce royaume- son esprit enfantin revint faire surface, tandis qu'elle regardait Lutso se mouvoir pour se poser à ses côtés et ordonner aux autres, en toute humilité n'est-ce pas, de reprendre leurs activités. Haussant les épaules, Alyce décida de se poser à son tour face à une table, où se trouvait d'ailleurs un ouvrage de sorcellerie, destiné aux enfants si on se fiait à l'illustration colorée de la couverture - à croire que cela avait été posé ici pour elle. Pourtant, plus elle tournait les pages, plus Alyce se rendait compte que tous ces petits sorts enseignés dans cet ouvrage semblaient d'une futilité. Allumer des petites bougies, quelle bêtise, sachant que de son côté la fillette s'amusait à faire flamber ses poupées quand elle s'ennuyait. En fin de compte, elle était plus intéressée par l'écriture de l'ouvrage en elle même plutôt qu'à son contenu, écriture dont les lettres changeaient d'emplacement selon le bon vouloir d'Alyce.
En même temps que son espièglerie trahissait son jeune âge, sa petite voix s'éleva à l'encontre de Lutso.

- C'est pas en t'énervant que tu vas devenir meilleur. Elle marqua une petite pause, puis reprit en chuchotant, Et je crois pas qu'il aime qu'un apprenti donne des ordres à sa place.

Alyce se mit à rire un petit moment en voyant un petit lapin, qui avait prit vie par les lettres du manuscrit, courir dans le vide sur la double page ouverte devant elle.

- Et, qu'est-ce que tu fais là, en fait ? Je ne t'ai jamais vu avant, et tu as l'air différent des autres.

Etait-ce un compliment ou une moquerie ? Personne ne pouvait le dire... Pas même elle d'ailleurs. Ses paroles dépassaient très souvent ses pensées.
Et tandis qu'elle refermait l'ouvrage d'un coup sec, faisant s'envoler le lapin dans un nuage de fumée artificielle, elle posa ses yeux sur la queue de Lutso, intriguée.

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